En ce moment, la guerre déchaîne toute sa violence dans la région ukrainienne du Donbass.

 

Alors que dans les États espagnol et italien, un mouvement progressiste conséquent de solidarité s’est développé en soutien à la sécession de l’Union des Républiques populaires ou Novorossia, dans l’État français, le mouvement progressiste et révolutionnaire semble s’en désintéresser. Il faut dire que la situation est pour le moins complexe, diverses contradictions sont présentes, à l’image du monde.

 

 

Pour commencer à comprendre ce qui se passe dans cette région européenne, il faut bien saisir notre époque. Nous ne cesserons de le répéter, avec la crise des « subprimes » de 2008 aux USA, c’est l‘accentuation de la seconde crise générale du capitalisme qui a commencé au milieu des années 60. Cette crise nous mène directement à la guerre. La crise ukrainienne en est un parfait exemple.

 

Le monopole médiatique nous présente une image simple du conflit, l’État ukrainien pro-européen, démocrate, occidental, contre la Russie au système anti-libéral, d’une culture de type tyrannique asiatique. Mais il y a des signes qui ne trompent pas. L’apparition du héraut de l’impérialisme Bernard-Henri Levy à la TV de Kiev pour soutenir la « Révolution de la place Maiden » éclaire un peu le conflit. A croire que cette insignifiante personne est météorologue, là où il passe, les bombes de l’Otan1 pleuvent.

 

Pendant l’hiver 2013-2014 de vastes manifestations se déroulent partout en Ukraine et à Kiev sur la Place de l’Indépendance. C’est avant tout un cri de rage contre l’oligarchie, la corruption et la crise qui plonge l’Ukraine dans la misère.

 

Des manifestants pro-européens, soutenus par les américains, vont profiter de ces justes luttes pour s’affronter avec les forces de sécurité ukrainiennes. La violence des affrontements déstabilise le Président élu et le force à l’exil. Un coup d’État vient d’avoir lieu dans un pays considéré comme faisant partie de l’Europe géographique. Un Président légalement élu a été forcé au départ. Un nouveau gouvernement se met en place, où notamment, sont présents les nazis de Secteur Droit et de Zvoboda, tous deux admirateurs de Stefan Bandera, mais nous y reviendrons. Même si à l'heure actuelle il n'y sont plus, et qu'ils récoltent des scores insignifiants, leurs milices sèment la terreur en Ukraine.

 

Ce nouveau gouvernement se rapproche de l’OTAN, affirme sa volonté de se rapprocher de l’E.U. Pour, à terme, en faire partie, et supprime l’officialité de la langue russe. Il compte mettre en place des mesures de libéralisation de l’économie imposées par l’UE.

 

Ces trois données vont déclencher un enchaînement d’événements qui vont mener à la guerre actuelle.

 

Avant tout, il nous faut comprendre la situation de l’Ukraine.

 

L’Ukraine est un pays indépendant depuis le 1er décembre 1991. Auparavant, elle faisait partie de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Mais l'Ukraine est une très vielle nation. Elle est, souvent à tort identifiée aux Russes, peuple culturellement frère. L’Ukraine d’aujourd’hui est un pays multiethnique, outre les Ukrainiens (77,7%), les Russes (17.4%), il y a aussi des Biélorusses, Moldaves, Tatars de Crimée, Bulgares, Hongrois, Roumains, Polonais, Yiddish, Arméniens, Grecs, Tatars de l'Oural, Tsiganes, Azéris, Géorgiens, Allemands, Gagaouzes et autres. C'est donc un pays multi-ethnique.

 

Un fort sentiment national a toujours existé en Ukraine, avant et après son intégration à l’URSS. La langue et la culture ukrainiennes n’ont pas été opprimées sous l’URSS, comme souvent nous pouvons l’entendre, les villes étaient russifiées déjà sous l’Empire russe. Au contraire, à partir de la Révolution soviétique de 1917, un vaste mouvement de reconquête culturelle s’amorce2. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, une minorité d’Ukrainiens rejoint le camp nazi pour en finir avec l’URSS et le socialisme. Son chef se nomme Stefan Bandera et va s’attaquer sans relâche aux communistes et aux juifs soviétiques. Ses bandes séviront en Ukraine jusqu'au début des années 50, causant, selon les autorités soviétiques de l’époque, 45 000 morts. Et c’est cet homme qu’une partie des démocrates du gouvernement de Kiev adulent. Il est, au passage, intéressant de voir que cela ne gêne pas BHL, lui-même juif, de soutenir un gouvernement qui a des accointances avec les nazis... Comme quoi les intérêts capitalistes et l’anticommunisme, donc la question de classe, priment SUR TOUT.

 

En 1989, pour diverses raisons, l’URSS se disloque, l’Ukraine devient indépendante et capitaliste. Comme tous les autres États, elle se trouve confrontée à des questions économiques et identitaires de fond. Comment faire accepter la destruction du système socialiste (ou du moins ce qui en restait) et donc l’appauvrissement de la majeure partie de la population, la désindustrialisation et, de l’autre, comment créer un sentiment national homogène.

 

La réponse a été trouvée dans le nationalisme réactionnaire tourné vers l’Occident.

 

On a ressorti des caves humides l’horrible famine politique stalinienne, on lui a donné un nom, « l’Holodomor », et un chiffre, 6 000 000 morts.3 Les impérialistes, USA en tête, ont financé cette création identitaire (organisée par eux, déjà à l’époque, et par les antisémites ukrainiens). Imparable. Certes, aujourd’hui, le peuple ukrainien est ruiné, désindustrialisé, écrasé, mais « il est libéré des griffes de l’ogre russe annihilateur. » Car, derrière cette propagande, se cache l’anti-communiste primaire, allié au racisme anti-russe.

 

Le but d’une partie de l’oligarchie ukrainienne est de se faire accepter dans la grande famille occidentale, au risque de renier leur culture et plus grave le caractère multiethnique de ce pays.

 

Les USA ont su s’emparer de cette contradiction animant la nation ukrainienne, pour tenter d’étendre leur influence jusqu’aux frontières de la Russie. Déjà en 2008 en envahissant la Géorgie, qui menaçait de rejoindre l’OTAN, la Russie avait signifié qu’elle n’accepterait plus cette politique de ‘containement’ menée par les américains. C’est aussi dans ce sens qu’il faut comprendre le soutien inconditionnel au régime de Bachar-al-Assad, car la Russie possède, en Syrie, sa seule base navale dans les eaux chaudes. De plus, l’invasion de la Libye, par les troupes de l’Otan, a été vécue comme une humiliation par Moscou qui n’avait même pas été consulté.

 

Après le coup d’état à Kiev, la situation évolue de manière extrêmement préoccupante pour le Kremlin pour diverses raisons :

 

1-L’Ukraine est considérée comme une zone tampon pour la Russie, elle doit donc être neutre. Poutine a plusieurs fois proposé un règlement du conflit à trois : Ukraine, Russie, Union Européenne. Les USA ont toujours piraté cette option qui est la seule qui peut aboutir à une paix contentant tout le monde. La Russie jouait, jusqu’à présent, sur le fait que l’Ukraine importe la totalité de son gaz et qu’elle a une dette importante envers Moscou. Par ces deux leviers, les Russes tentaient de maintenir l’Ukraine neutre.

 

2-Sur le territoire Ukrainien, en Crimée, à Sébastopol, se trouve la plus grande base militaire russe donnant sur les mers du sud. Depuis des siècles la politique russe a été dictée par cette volonté d’avoir un débouché sur une mer libre (sans glace en hiver) seul garant de pouvoir désenclaver le territoire et de lui donner la puissance qu’elle pense mériter. Ce n’est qu’avec Catherine la Grande, qu’elle a réussi à atteindre cet objectif. De plus Sébastopol est une ville-arsenal créée par les Russes en 1783, ses marins ont, d’ailleurs, écrit une page glorieuse de lutte contre le fascisme. La Russie payait une somme astronomique à l’Ukraine pour maintenir cette base sur territoire ukrainien. C’est Khrouchtchev qui va offrir la Crimée à l’Ukraine, la séparant de la RSFSR-4. Du fait de l’indépendance, ce territoire peuplé à majorité de Russes et de Tatars se retrouve sous gouvernance ukrainienne. La Russie ne pouvait voir cette zone stratégique tomber aux mains de l’impérialisme US. La Russie a donc décidé de mener la même politique que les impérialistes de l’OTAN, celle du fait accompli.

 

3-Une Ukraine dans l’Otan, c’est l’installation de missiles anti-stratégiques5 annihilant le dernier symbole de la puissance russe. L’arsenal nucléaire russe est le garant pour Moscou d’être considéré comme un « grand ». C’est, surtout la fin de « la politique de la terreur », basée sur la réciproque peur de s’annihiler. Si les USA mettent fin à ce statu quo c’est le monde qui est menacé de guerre. Déjà, la Pologne et la Roumanie, ont acceptée ces armes anti-stratégiques US sur leur territoire. C’est une véritable provocation, un casus belli, extrêmement dangereux, que nous devons combattre.

 

En parallèle à ces questions géopolitiques, la politique (pro-européenne et anti-russe) du gouvernement d’Ukraine issue du coup d’État va être l’ingrédient intérieur à l’explosion. Par une coïncidence géologique, les mines de charbons et l’industrie lourde se trouvent en grande partie dans la zone russophone de l’Ukraine. Les ouvriers et mineurs savent qu’un gouvernement libéral pro-européen à Kiev c’est la fermeture des mines, de leurs usines et la disparition des derniers acquis sociaux. Cette question sociale légitime au vu de la situation des ex-Républiques populaires, va être démultipliée par les attaques directes contre l’héritage soviétique, sous fond de racisme anti-russe. Les destructions des statues de Lénine et des monuments en hommage aux soviétiques morts contre les nazis va faire resurgir, du fond des strates mémorielles, les restes du socialisme soviétique et de l’antifascisme. Voir des manifestations à Kiev pavoisant avec les portraits de nazis ukrainiens bourreaux de leur propre peuple a dû être insoutenable pour la majorité du peuple ukrainien. Le Massacre d’Odessa, le 2 mai 2014, où 40 antifascistes, progressistes et fédéralistes ont été assassinés par les nazis va marquer un tournant.

 

En Ukraine, aujourd’hui, être communiste ou apparenté signifie le risque de mourir. Borotha qui est une organisation communiste ukrainienne lutte contre le gouvernement de Kiev et soutien les séparatistes du Donbass, est victime de violence de la part des nazis et du gouvernement. Nous tenons à les soutenir. Le gouvernement a, d’ailleurs, un projet de loi visant à interdire l’idéologie communiste. Toute l’Europe de l’Est est touchée par ce phénomène, il faut dire que le capitalisme, qui promettait des champs de fleurs6, s’est soldé par une catastrophe humaine pour des millions de personnes.

 

Face à tout cela et profitant de la nouvelle implication russe en Ukraine après l’annexion de la Crimée, la population du Donbass s’est auto-organisée pour ne pas subir l’Histoire.

 

Alors effectivement, à première vue, tout n’est pas clair. Nous avons tous pu voir un assemblage hétéroclite de forces agir dans le Donbass. Des drapeaux russes, russes impériaux, soviétiques, orthodoxes sont présents dans les manifestations et même protégeant les statues de Lénine. C’est que, comme partout, il y a de nombreuses contradictions qui traversent le peuple. Au début c’est l’élément réactionnaire autour de l’idée slave, orthodoxe et impériale qui semble avoir brièvement dominé. Ou du moins il fut assez important pour imposer le christianisme orthodoxe comme religion officielle.

 

Mais comme tout mouvement, il évolue au fil du temps et des rapports de forces. Aujourd’hui le mouvement tend à aller vers la gauche, de nombreuses milices populaires sont clairement communistes, le premier Président de la RPN est un communiste. Le but, aujourd’hui, du mouvement est de créer une nouvelle république populaire au service du peuple.7 Certes beaucoup de choses peuvent être mises derrière cela, mais quoi qu’il en soit cela apparaît comme un « bug » dans le monde actuel. Il est sûr que la Russie ne veut pas d’une victoire du peuple contre Kiev. La Russie veut négocier un statu-co. Car ce qui se passe dans le Donbass a, à coup sûr, un immense écho dans les masses humiliées de la Russie. De nombreuses personnes rejoignent en soutien la lutte dans le Donbass. Des sortes de brigades internationales se sont créées, notamment des ex-Républiques soviétiques. Forces est de constater qu’il est dur de détruire 70 ans de socialisme dans la tête du peuple.

 

Bien sûr, on va nous rétorquer que des fascistes français sont partis combattre du côté des forces insurgées, mais comme nous l’avons dit, de nombreuses contradictions existent. Une frange du fascisme européen est tournée vers la Russie contre les USA, c’est l’idéologie euro-asiatique. Mais, aujourd’hui, l’IMMENSE majorité des nazis qui combattent en Ukraine sont du côté de Kiev, de plus, de nombreux mercenaires viennent offrir leurs services pour écraser les restes du bolchévisme.

 

Dire cela, ne signifie pas appuyer le pouvoir autoritaire de Poutine mais bien comprendre ce qui se joue dans le peuple, car c’est cela qui nous intéresse.

 

La Russie n’est plus une grande puissance, comme nous l’avons dit plus haut, seul son arsenal nucléaire disproportionné (et surtout sa capacité de lancer les bombes tous azimuts) hérité de l’URSS lui assure un certain statut et une place au Conseil de sécurité de l’ONU. Son armée est technologiquement arriérée même si une vaste modernisation est entreprise depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir. L’économie russe est en mauvais état, elle ne tient que par l’exportation du pétrole, qui, aujourd’hui avec la chute du cours rend la situation encore plus périlleuse. Le complexe militaro-industriel garant de l’indépendance et de la modernisation technologique s’est lui aussi effondré. Ce qui donne le titre de grande puissance militaire impérialiste, c’est la capacité à projeter ses troupes sur des terrains d’opérations lointains. Donc à contrôler les mers. Pour cela il faut des porte-avions et toute une armada avec des relais nombreux dans plusieurs zones géographiques pour assurer une pertinence à cette menace. La Russie n’a qu’un vieux porte-avion face à 12 pour les USA. Elle ne possède que des bases dans les anciennes Républiques de l’URSS et en Syrie. La doctrine soviétique était basée sur la défensive, d’où une flotte impressionnante de sous-marins, à même de couler les porte-avions américains. D’autres données jouent comme l’idée stratégique, le savoir-faire, l’entraînement etc.

 

On voit donc que mettre sur le même niveau l’impérialisme de l’OTAN et celui, régional, de la Russie est un non-sens. La Russie est acculée, elle tente de garder son rang et d’éviter un écrasement total surtout quand on voit le collier de perle des bases américaines autour d’elle.

 

Aujourd’hui et pour encore longtemps, c’est donc l’impérialisme des Américains et de ses alliés (ou plutôt vassaux) de l’OTAN, dont la République Française, qui est un danger pour la paix mondiale. Les USA, en crise économique et morale profondes, vont se montrer de plus en plus arrogants et violents, prêts à bafouer tous les accords établis entre États pour organiser leurs relations. Les USA veulent contrôler les ressources stratégiques dont le pétrole et n’acceptent pas le partage, ni le compromis. La vielle histoire d’ingérence dans les affaires internes d’un État est, encore, plus que jamais, à l’ordre du jour. Concrètement, il n’y aurait pas quasiment 5 000 morts en Ukraine si les USA n’avaient pas tenté de faire tomber ce pays dans leur zone d’influence.

 

C’est un sanglant échec, un de plus, à la politique des USA dans le monde pour le soumettre à sa volonté. Ces échecs, ce sont les peuples du monde qui les payent chaque jour. Partout l’empire US s’enlise, même les alliés européens sont sur des positions critiques vis-à-vis de la situation ukrainienne. Comme en Syrie, ils ne savent plus comment éteindre l’incendie allumé. Et de même qu’avec l’héroïque lutte des Kurdes de Kobanê, est en train d’apparaître en Europe, qui plus est, un mouvement populaire qui peut devenir progressiste, voire révolutionnaire, qui va peut-être prendre le pouvoir. Bien entendu, nous le répétons, ce mouvement n’est pas exempt de contradictions notamment entre nationalistes et communistes et il peut donc basculer vers l’un ou l’autre. Les communistes aussi connaissent de contradictions, il ne sont pas non plus exempts sûrement de relents Grand russien et encore d'une nostalgie. Mais çà, seule l’Histoire nous le dira. Est bien présomptueux celui qui prétend la prévoir.

 

Notre position est donc une position anti-impérialiste et populaire. Nous soutenons la lutte des milices ouvrières du Donbass pour ce qu’elles sont : un rempart populaire au fascisme. Nous soutenons tous les camarades révolutionnaires, communistes et plus généralement, progressistes, dont Borotha, qui sont aujourd’hui victime des violences anticommunistes perpétrées par les milices nazies.

 

Nous en parlons et nous soutenons car nous pensons qu’il y a un espoir que cette lutte accouche d’une nouvelle dynamique importante dans cette région. Dire cela, ce n’est pas soutenir Poutine, qui de toute manière, n’a aucun intérêt à ce que cette lutte triomphe. Même s'il y a un soutien russe stratégique dans le Donbass, il n’est pas bien différent des « conseillers » américains à Kiev ou partout dans le monde. Il y a évidemment des contradictions comme dans toutes les luttes, mais rien n’est parfait. Nous pensons qu'il faut parler de tout et avoir une analyse, ce que malheureusement, n'a pas la gauche française.

 

L’impérialisme nous mène droit vers la guerre, nous devons le combattre. Bloquons le fascisme partout où il progresse. Déjouons les manigances des USA et de ses sous-fifres.

 

 

 

STOP À LA GUERRE DANS LE DONBASS !

 

Vive les milices ouvrières de l’Union des Républiques populaires !

 

1Otan : Organisation du traité de l'Atlantique Nord. C'est une alliance militaro-politique de 28 pays au service des intérêts de l'impérialisme, principalement US. Concrètement c'est une organisation criminelle visant à piller les ressources stratégiques dans le monde et à imposer la loi capitaliste sous domination américaine.

 

2-Déjà en 1929, pratiquement tous les lycéens étudiaient en ukrainien, alors qu'au même moment, le pourcentage ne sachant pas lire passait de 47 à 8% entre 1926 et 1934. Il n'y avait pratiquement pas de journaux en ukrainien en 1922, il y en avait 373 en 1931 (pour un total de 426); la même année il y avait 66 théâtres en ukrainien (12 en yiddish, 9 en russe), et 83% des livres publiés étaient en ukrainien. La population des villes devenait de plus en plus ukrainophone: entre 1923 et 1933, la part de personnes parlant ukrainien passa de 38% à 50% à Kharkov, de 27% à 42% à Kiev, de 16% à 48% de Dnipropetrovsk et Odessa, de 7% à 31% à Luhansk. En 1923, seulement 23% des membres et candidats du Parti Communiste étaient ukrainophones, en 1933 le chiffre est de 60%.

 

3-L’Holodomor, la prétendue famine qui, sous ordre de Staline, aurait exterminé entre 1931-1932 6 millions d’ukrainiens est un avatar anti-communiste qui ne résiste pas à une analyse sérieuse, ni d’ailleurs au bon sens. Comment, en 1 an, 6 millions de personnes (autant que l’entreprise exterminatrice planifiée et industrialisée nazie en 4 ans) peuvent mourir sans laisser aucune trace ? Pour plus d’information à lire : http://www.historiographie.info/holodomor08.pdf

 

4-Nom de la Russie dans l’URSS.

 

5-C'est la relance du fameux projet de « Guerre des étoiles » de l'époque Reagan.

 

6-Helmut Khol.

 

7-Le sous-sol, l'eau, la faune et la flore sauvages, ainsi que les grandes industries et les avoirs financiers créés par « le travail du peuple » sont propriété publique et ne peuvent pas être possédés à titre privé. Les grandes propriétés, avoirs industriels et financiers seront possédés par l'État. La rémunération de chaque personne sera mesurée par l'« utilité de [son] travail à la société »