Aujourd'hui plus de 250 personnes se sont réunis pour manifester jusqu'à la prison de Lannemezan. Voici, ci après, la prise de parole de Libertat :

George, ce message est pour toi et pour tous ceux qui résistent à travers le monde contre l’impérialisme et la barbarie. Bientôt 31 ans de cachot, 31 ans loin des tiens, 31 ans loin de ta terre, 31 ans loin de la liberté.

  Et pourtant tu restes fidèle, la tête haute, digne, lucide sans abdiquer face à cette injustice. En ce sens tu es un exemple, une référence pour tous, communistes et révolutionnaires anti-impérialiste.

 Si nous sommes là, ce n’est pas pour demander une quelconque aumône de l’État français mais pour exiger ta libération. Ce n’est pas sur des lois que nous nous appuyons mais sur notre solidarité indéfectible envers tous camarades embastillés, c’est cela pour nous le sens du mot camarade.

Malgré la période difficile que nous affrontons au quotidien, nous ne baisserons pas les bras, comment le pourrait-on alors que toi, tu affrontes au quotidien les murs infectes de la prison. Comment le pourrait-on, alors que le fascisme suinte toutes les pores de l’État bourgeois. Nous avons le devoir historique de résister, de lutter, d’avancer pour faire surgir un nouveau chemin vers le socialisme.

 Ailleurs dans le monde, avec la seconde crise générale du capitalisme, la barbarie impérialiste s’amplifie, c’est une nouvelle colonisation qui s’opère. Partout les masses populaires souffrent, mais la résistance s’organise petit à petit le mouvement révolutionnaire mondial renait. Au cœur de la bête impériale notre tâche est de lutter contre cette république française capitalistes et anti-peuple.

 Nous, révolutionnaire d’Occitanie, nous savons ce que le mot indifférence veut dire, et c’est bien contre cela que nous combattons. Contre l’indifférence et l’analphabétisme politique comme l’appeler Bertolt Brecht, nous devons nous dresser et nous défaire de nos vieux fétiches.

En effet, notre premier ennemi est notre propre vieille république bourgeoise en putréfaction, prison de nos peuples, nommée France. Cet État c’est bâti sur l’annexion et la négation de nombreux peuples, dont les occitans, tout comme Israël en Palestine. Et, c’est bien pour cela que 5 prisonniers basques sont aussi depuis de nombreuses années derrières ces murs. Nous demandons de même leur libération et l’autodétermination du peuple d’Euskal Herria.

Aujourd’hui, outre le fait d’exiger la libération de George et des Gudaris basques, nous en appelons au personnes et mouvements progressistes pour réviser leur vision centralistes et jacobine. En n’appuyant pas nos justes luttes de libération c’est accepter de fait la continuation de la France comme état impérialiste, c’est défendre cette machinerie bourgeoise. La révolution ne passera que par la négation de l’état français que par la libération révolutionnaire de tous les peuples périphérisés.

Liberatz George !

 Liberatz tots los gudaris !
Solidaritat dab los pòbles en luta !

Vive le mouvement de libération révolutionnaire du peuple !